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Un brin d'histoire

Bien avant de parler de la chose municipale, il faut se rappeler que c’est l’histoire religieuse qui tient la première place dans le développement de cette localité. C’est d’ailleurs en 1845 que le nom officiel de Saint-Évariste désigne une  nouvelle paroisse, dans Forsyth.

La vie municipale

La vie s’organise alors que le développement avance et que la population augmente. En 1855, une centaine de familles habitent la paroisse et en 1871, on dénombre une population de 1000 âmes, d’où la nécessité de nommer un premier maire : Monsieur Augustin Morin.

Les plus anciens écrits retrouvés dans les archives municipales de Saint-Évariste, datent de 1872 alors qu’un secrétaire-trésorier et surintendant du Township de Forslth sont officiellement nommés : Monsieur Alphonse Philippon et Monsieur Augustin Dumas.

La vie municipale est commencée. Depuis ce temps, 29 maires et 15 secrétaires-trésoriers se sont succédé et ont administré cette paroisse. On peut retracer avec certitude qu’en 1875, la municipalité est dotée d’un conseil municipal dirigé par un maire élu, dont le nom apparaît dans les registres : Monsieur Augustin Gagné.

Routes et ponts

C’est à cette période (1870-1880) que se construisent les routes et les ponts reliant les Township de Forsyth, Adstock, Dorser, Shenley et Aylmer.

Le 17 novembre 1875, une entente est précisément signée entre le secrétaire- trésorier du conseil municipale de Forsyth et celui du Township d’Aylmer (Monsieur Louis Paradis) en vue d’ouvrir un chemin de front entre le huitième rang du canton d’Aylmer (Saint-Sébastien d’Aylmer) et le premier rang du canton de Forsyth (Saint-Évariste).

Voici un extrait du livre des procès-verbaux de cette époque : "Tracer et construire des routes dont la largeur est fixée à 20 pieds français entre les deux fossés. Cinq chemins par jour pour hausser, arrondir, macadamiser, gravoyer, aplanchir, mettre des branches de sapin ou d’épinette sur le pavé et couvrir de terre sèche d’une épaisseur nécessaire pour rouler dessus à I’aise", (procès-verbaux, 1872, p.6)

Chemin de fer

Suivant l’ordre chronologique de l’histoire, un événement très particulier va chan- ger, transformer toute la région. En effet, le 4 octobre 7894, on célèbre l’inauguration du chemin de fer intermédiaire Tring-Jonction-Mégantic. Le premier ministre Chapleau et plusieurs députés furent présents à cette cérémonie suivie d’un banquet de circonstance. La sacristie de l’Église fut le lieu de cette célébration officielle.

Responsabilité civile

La municipalité se responsabilise quant aux chemins et l’histoire le prouve. En 1908 : ’’Monsieur Isidore Philippon donne un avis au conseil que sa voiture a été renversée à cause du mauvais état des chemins et qu’un de ses fils a eu une jambe cassée. Il demande que les frais du médecin lui soient remboursés, soit une somme de 10 piastres’’. (Procès-verbaux, mars 1908, page 190).

Macadam

Les routes et le transport occupent une place prédominante dans l’histoire muni- cipale. À partir de 1914, plusieurs routes de la paroisse seront macadamisées après consentement et octrois du Département de la Voirie de cette province, conformément à la loi des Bons Chemins.

Le macadam est un recouvrement des chemins par de la pierre concassée, mélangée avec un agrégat sableux.

Le 13 mai de cette même année, la municipalité de Saint-Évariste autorise le maire (M. Joseph Morin) et le secrétaire-trésorier (Monsieur Joseph Boutin) à signer une commande pour l’achat de l’outillage complet en vue de faire du ’’Macadam ’’. La dite machinerie est évaluée à 6500 dollars. C’est ainsi que le chemin menant de Saint-Évariste à la station de Courcelles fut macadamisé.

Route 28 (108)

En 1916, une célèbre résolution du conseil municipal de Saint-Évariste appuie fortement le projet de confection d’une route régionale traversant cette municipalité et devant relier les villes de Sherbrooke et Beauceville, faisant raccordement à ces derniers endroits avec les routes nationales : Sherbrooke, Derby Line et Lévis, Jackman (Procès-Verbaux, 2 octobre 1916)

Le Téléphone

Les moyens de communication ont toujours suscité beaucoup d’intérêt et sont une des sources les plus importantes de progrès tant économique que social. L’année 1914 est mémorable car on retrouve cette importante requête dans les écrits municipaux. Sous le règne du maire Joseph Morin, une demande est faite par Monsieur Joseph Labonté en vue  d’obtenir la permission de poser des poteaux de ligne téléphonique aux côtés du chemin des rangs A et 13 de Forsyth. La Compagnie de Téléphone de Saint-Évariste est formée et s’installe à Saint-Évariste. (Procès-verbaux, 21 octobre 1914)

Scrutin secret

La vie municipale évolue et déjà les citoyens sont soucieux de transparence. En 1925,la municipalité de Saint-Évariste se dote d’un règlement pour qu’à l’avenir, aux éiections municipales de maire et de conseillers, la votation se fasse en scrutin secret et non de vive voix. (Procès-verbaux 4 mai 1925)

Lumières de rues

Le progrès avance et la municipalité s’y conforme. C'est en 1925 que le conseil municipal offre à la Compagnie Saint-Francis Water Power le montant demandé pour l’entrée de la lumière électrique dans ladite municipalité : 2000 piastres pour 20 lumières publiques pour l’éclairage de la rue du village de Saint-Évariste  et de la Station, ainsi que le long de la côte comprise entre les deux villages (Procès-verbal, 19 septembre 1925).

C’est d’ailleurs en 1926 que fut installé le premier éclairage de l’église, remplaçant l’éclairage au gaz existant et celui du presbytère également.

En 1936, la nouvelle Compagnie Shawinigan Water Power prendra une nouvelle entente pour l’éclairage des villages et ce. jusqu’à la formation d’Hydro-Québec dans les années 60.

Incendies et sinistres

Malheureusement, l’histoire nous rappelle aussi des événements malheureux et de bien tristes souvenirs. Ainsi, en 1916, un incendie dévastateur détruisit toute la partie Est du village. Dix-huit maisons et dépendances furent anéanties. Il est écrit que les habitants de Saint-Évariste ont reçu l’aide de plusieurs paroisses environnantes.

En 1927 , un second incendie majeur se propagea dans la partie opposée du village. Ainsi, on peut lire cet écrit municipal : Offre un vote de remerciements très sincères pour l’aide précieuse fournie par les paroissiens de Lambton lors de cet événement (Procès-verbal, 13 mai 1927).

Un troisième incendie détruisit en l948 trois autres maisons, côté est de l’Église. Après la conflagration, trois familles sont sans abri.

Il ne faudrait surtout pas oublier la triste histoire vécue par la famille Boutin et fils de Saint-Évariste dont la grange a été ravagée par le feu à trois reprises : 1961, 1972,1999.

Le 21 août 1961, un tragique accident d’autos dont plusieurs se souviennent encore cause la mort du secrétaire-trésorier de la municipalité, monsieur Joseph Marcoux, ainsi que d’un conseiller municipal, monsieur Oscar Brochu, en plus, d’infliger de graves blessures à un troisième membre du conseil, monsieur Eleucipe Grondin, qui perd un de ses fils dans ce même accident, au cours d’un voyage d’affaires pour consultation municipale.Ce fut un grand désarroi pour toute la population. Monsieur Marcel Marcoux succéda à son père et fut reconnu le plus jeune secrétaire-trésorier du Québec (19 ans), sans être cependant jamais inscrit dans les records...

C’est par le courage et le labeur de tous ces gens de la paroisse que la vie suit son cours dans la municipalité de Saint-Évariste.

Constructions et Immeubles

La Municipalité de Saint-Évariste contracta un emprunt de 6000 dollars de la Caisse populaire de Saint-Evariste, en 1948, pour la construction d’une salle municipale et paroissiale (dite Salle Blanche) dont les locaux s’avèrent encore très utiles. En 1965, les registres municipaux révèlent le projet d’un Centre Récréatif à Saint-Évariste. La construction sera achevée en 1967, offrant ainsi les services d’une piscine intérieure, d’un restaurant et bar à l’étage supérieur. Ce centre dispense toujours ses services à toute la population locale et des environs.

En 1979, la Municipalité de Saint-Évariste a fait l’acquisition du presbytère de la paroisse en vue d’offrir un local à la Corporation du Musée de la Haute-Beauce.

Le 5 août 1991, le conseil municipal de Saint-Evariste accepta la construction d’un édifice municipal comprenant un garage, bureaux et salle de réunions.

De très nombreux projets sont encore à l’étude à la table du conseil et la vie municipale est toujours très active à Saint-Évariste.

Ces quelques extraits authentiques des minutes municipales, de 1870 à nos jours,nous l’espérons, ont su vous faire revivre les étapes du passé et montrer comment ces braves gens qui ont peuplé ce territoire l’ont également développé par leur travail, leurs réalisations, rêves et défis, de sorte qu’aujourd’hui, il fasse toujours bon vivre à Saint-Évariste.

Longue vie à la Municipalité de Saint-Évariste !

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